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numéro 49, août 2010
Concert1/2
par Frédéric Bachmann
James Chance & The Contortions, Le Bourg 26.02.2010

Souvent surnommé le James Brown blanc à cause de sa manière de ponctuer ses morceaux de hurlements et de cris de révolte, James Chance (ou James White au choix) se trouvait au Bourg en février dernier pour un concert avec son groupe, The Contortions, rajeuni pour l’occasion (il évolue avec un "backing band" composé de musiciens français) et sans son guitariste d’origine Jody Harris.

Plus de 30 ans après l’émergence de la No Wave

dans le quartier du Lower East Side à New York, qui prit naissance avec la célèbre compilation de Brian Eno No New York, ce quinquagénaire qui est toujours resté tapi dans la scène underground n’a rien perdu de sa fougue.

Du free jazz au punk
Il arrive dans la salle au milieu du public, son saxophone sous le bras. Immédiatement il se met à jouer, rapidement rejoint par ses musiciens. On perçoit instantanément un mélange de douce folie et d’éclat dans son registre de saxophoniste. Il déplace sa musique d’un territoire free jazz à un autre plus punk. Et ses pas de danse à mi-chemin entre le pogo et le groove fascinent le public. Le guitariste donne quant à lui une dimension funk à la musique en activant une pédale wah-wah sur certains morceaux. Sur d’autres, il place un tournevis sur