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numéro 49, août 2010
Dossier1/3
par Julie Zaugg
Le renouveau helvétique

La Suisse n'est pas vraiment considérée comme un vivier de groupes de rock innovants. Les formations du crû bénéficient en général d'une certaine indulgence, qui fait qu'on ferme les yeux lorsque les ressemblances avec leurs illustres congénères étrangers deviennent trop criantes, mais suscitent rarement un enthousiasme qui va au-delà d'une attention polie. Il y a bien sûr eu quelques exceptions. Les Young Gods, Yello ou Grauzone sont là pour en témoigner. Mais on est loin de l'effervescence caractérisant par exemple la scène musicale belge, un pays comparable en terme de population ou de diversité linguistique. La faute sans doute à une politique défaillante de soutien à la relève ou peut-être, tout simplement, à un contexte social trop favorable qui ne favorise pas l'émergence d'une créativité fondée sur l'ennui et


le chômage. Quoi qu'il en soit, cela faisait bien longtemps qu'une formation helvétique n'avait pas retenu notre attention. Et voilà qu'il y en a trois, quatre, cinq d'un coup. Cela valait bien un coup de projecteur

My heart belongs to Cecilia Winter

Ce trio zurichois ne devrait pas tarder à s'imposer comme l'une des révélations suisses de 2010. Des chants mélancoliques à la beauté fragile (Eighteen), des