Sur scène, il faut les suivre. Sautillants, euphoriques et légèrement hystériques, les Islandais de FM Belfast semblent vraiment s'amuser. Alignés sur le devant de la scène (sauf un guitariste relégué au fond), ils passent à toute allure à travers leur jeune répertoire, se mettent en sous-vêtements pour entonner leur tube Underwear et quittent la salle sur une dernière éruption volcanique en technicolor (je sais, c'est facile) de près de 10 minutes. Rencontre juste avant leur passage au Romandie, en mars dernier.
Sonotone: Sur scène, vous êtes parfois 3, parfois 8. Comment fait-on pour gérer une telle formation à géométrie variable? FM Belfast (in corpore): L'avantage, c'est que le spectacle que nous livrons n'est jamais le même. Parfois,

c'est organisé et d'autre fois c'est l'anarchie. Par exemple, l'autre jour une dizaine de personnes du public sont montées sur scène de façon complètement improvisée. Cela nous permet aussi d'expérimenter avec d'autres sons: au début de la tournée, nous avions une flûte traversière sur scène. Faire débuter les morceaux avec cet instrument plutôt qu'à la guitare en a entièrement modifié la géométrie. Lorsque nous jouons en Islande, nous avons même un "responsable" percussions, qui s'occupe des cloches (cowbells) et autres glockenspiels.
