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numéro 49, août 2010
Interview1/4
par Julie Zaugg et Gaspard Turin
The Antlers

Lorsque Peter Silberman déménage à Brooklyn au milieu des années 2000, ce n'est pas pour traîner dans les bars branchés et les salles de concert alternatives dont regorge ce quartier de New York. Il cherche plutôt à se retrouver tout seul. C'est pourquoi il s'enferme chez lui et coupe tout contact avec ses amis et sa famille. Il en sortira deux albums solos et, surtout, le merveilleux Hospice, l'un des meilleurs disques de 2009. Ce chef d'œuvre – pour lequel il recrute deux comparses, Michael Lerner et Darby Cicci – raconte l'histoire (imaginaire) de la lente déchéance du couple formé par Silberman et sa fiancée, atteinte d'un cancer mortel. Cela aurait pu être un peu mièvre, mais c'est en fait d'une rare beauté. Les paroles poignantes de ces dix titres délicats en font un album hors du commun, qu'on garde en

mémoire longtemps après la dernière écoute. En concert au festival Bad Bonn de Düdingen, Peter Silberman raconte comment il s'y est pris


Sonotone: Comment s'est passé l'écriture de cet album? Etait-ce un processus solitaire?
Peter Silberman: Pas vraiment. Je venais de réaliser deux albums solo et j'en avais un peu marre de travailler tout seul dans mon coin. J'ai donc réuni plusieurs amis – nous étions cinq au départ – pour composer ce